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     Aux dégoûtés de la politique

      Candidature citoyenne

« Une fois c'est la gauche qui gagne les élections, une fois c'est la droite, mais c'est jamais la France .»  COLUCHE, conférence au siège du Grand Orient de France,le 27 février 1986.
« Non, Français, vous n’êtes pas coupables, vous ne devez rien. Le chômage, la catastrophe urbaine, le déclin de la langue, ce n’est pas vous ; le racisme, ce n’est pas vous, contrairement à ce qu’on vous fait croire. »
 Bernard MARIS, " Et si on aimait la France "
Assassiné à Charlie Hebdo le 7 janvier 2015

            Dans une société qui nous est imposée comme l'air que nous respirons, nous nous heurtons quotidiennement au dilemme politique et écologique. Bien que chacune ou chacun soit porteur de sa propre loi, c'est ensemble que nous vivons nos singularités, sans distinction d'origine, de croyance, de sensibilité politique ou de couleur de peau. Certains se réclament de la droite, de son extrême, d'autres du PS ou d'une gauche éclatée, ou encore de rien du tout. Comme nous sommes censés être égaux en droits et en dignité, l'entraide prime sur l'égoïsme et la hiérarchie sociale, pour la simple sauvegarde de notre espèce.

Le discours politique est devenu essentiellement technique. En collusion avec des médias du parti pris et du spectacle, il s'affirme en un credo technocratique pour lequel « il n'y a pas d'alternative ». L'être humain est donc "évalué" au nom de la raison financière. Or, l'exigence économique a des raisons que la morale déplore. La logique du profit n'est rien d'autre qu'un monde glacé où les lois du marché font figure de destin. Dans un climat délétère d'insécurité, nous sommes mis en concurrence les uns contre les autres. Jeunes, vieux, salariés, artisans, paysans ou commerçants, nous ne sommes que les marchandises d'un monde automatisé. 

Rien n'est plus pire que faire voter les Français contre d'autres Français. Souvenons-vous de « l'esprit de Vichy », né du défaitisme citoyen face à la banalisation des idées factieuses. Aujourd'hui, ces idées sont celles du néolibéralisme : chacun pour soi et le "système" reconnaîtra les siens ! La prédiction auto-réalisatrice, que ce soit sur une dette obligatoire ou l'immigration invasive, engendre toujours sa propre réalité ! Toute interprétation univoque relève d'une pensée unique. Seule la souveraineté du peuple détermine celle de la nation : pas d’élections sans la proportionnelle !

Pour notre démocratie parlementaire, le référendum est exceptionnel. Constitutionnellement, il est une forme supérieure de la loi. Son résultat devrait donc être irrévocable. Le projet de traité constitutionnel européen a été rejeté en 2005. Afin de contourner le vote du peuple, SARKOZY a convoqué les deux assemblées à Versailles pour l'adopter sous un autre nom.  Ce crime contre la démocratie n'a pu être commis qu'avec l'accord de Valls et l'abstention hypocrite des Hollandais ! La nomination du défenseur des droits, TOUBON (UMP-ENA), par HOLLANDE (PS-ENA) confirme cette collusion naturelle d'une élite parasite qui, avec MACRON (ENA), enfante sa propre reproduction. Cette connivence se vérifie également au niveau de la commission européenne. De quoi être dégoûté de voter pour cette communauté européenne qui pérennise une putréfaction socio-économique, se nourrissant exclusivement d'exclusions sociales.

Quand les zombies gouvernent, les gens de peu (et de bien) sont exclus des centres de décision. Aussi, place au peuple et à une assemblée constituante à la proportionnelle, en réformant le Code électoral pour une reconnaisse "entière" du vote blanc et en prenant en compte les doléances "réelles" du peuple (et non celles d'un pseudo parti politique).  Dehors les politicards ! Dehors les conseillers inutiles de l'Élysée et de Matignon ! Vives le associations citoyennes.
 
Face à la casse sociale organisée par tous nos gouvernements successifs, dont se réclame un Macron "de droite et de gauche", aucun être humain ne peut se satisfaire d'une simple gestion de l'austérité, exigeant d'être salarié ou retraité et pauvre tout à la fois ! Comment peut-on vivre du désespoir d'une juste justice ? 

Un seul mandat pour virer l'oligarchie et remplacer le Sénat par une Assemblée Citoyenne.

« Que faire contre les inégalités ? 30 experts s’engagent »

Et si l’on agissait au lieu de s’agiter ? En matière d’inégalités, l’écart entre les discours et les actes est trop grand. Cette situation met en péril notre démocratie. Que faire ? Les « toutologues » médiatiques – version moderne du café du commerce – parlent de tout sans rien dire et envahissent les médias

Contre les inégalités, je n'ai jamais milité seul. Des Economistes, des sociologues, des juristes, des philosophes, des démographes  travaillent au quotidien sur ces questions depuis des années :  de l’école aux revenus, en passant par les services publics, la santé ou les inégalités entre les femmes et les hommes, ils dessinent leur champ des possibles.

Des chercheu chercheurs qui « trouvent », on en trouve pour peu que l’on cherche. Si ces femmes et ces hommes étaient autant écoutés que les pseudo-experts des plateaux télé, leurs propositions pourraient nourrir des politiques publiques plus conformes aux attentes de la population et redonner du sens à la politique.

Concordances troublantes

Entre 1300 et 1460, la société européenne est plongée dans un drame longtemps ignoré, minimisé, voire même occulté par les historiens. Sur un fond de dépression économique, épidémies, conflits militaires, politiques et sociaux conjuguent leurs effets dévastateurs. Surtout, les symptômes de décomposition sociale se multiplient : les groupes sociaux se raidissent dans la préservation de leurs intérêts propres, l’exclusion devient un phénomène de masse, la violence et la corruption gangrènent la vie politique et détruisent les avancées démocratiques de ce qui fut le beau Moyen Age. Enfin, à la faveur de la débandade générale, l’irrationnel triomphe dans l’ordre intellectuel.

Certes, l’histoire ne se répète jamais. Cependant, que de signes analogues, sous nos yeux, dans le monde contemporain.

Guy BOIS - " La grande dépression médiévale : XIVe - XVe siècles, le précédent d'une crise systémique ", 2000.

Michel Fugain  Le chiffon rouge

Transparence financière

Mon engagement financier ne peut s'apprécier qu'au regard de ma maison hypothèquée et de TOUS mes revenus : 

- 36 295 euros en 2014

- 36 180 euros en 2015

En 2012, selon les comptes de campagne, publiés au Journal Officiel du 31 juillet, les dépenses électorales des dix candidats à la présidentielle se sont échelonnées de 500 000 euros pour Jacques Cheminade, 1,2 millions pour Nicolas Dupont-Aignan, 9 millons pour Marine Le Pen, 9,5 pour Jean-Luc Mélenchon, à 21,8 millions d'euros pour François Hollande et 21,3 millions pour Nicolas Sarkozy. 

Au prix de l'hologramme quel sera celui de l'ectoplasme en 2017 ?