Questions/Réponses

Questionnaire d'un journaliste de la presse satirique 

1. Comment peut-on en tant que libertaire déclarer sa candidature à une élection présidentielle comme un acte citoyen ?

L'intitulé de cette question énonce une affirmation selon laquelle il serait contradictoire d'être libertaire et de se présenter à une élection. Pour un anarchiste, ce qui serait évidemment une évidence dans un régime politique se singularisant par la démocratie directe, la collégialité et la rotation des charges, le tirage au sort plus, pas d'Etat, pas d'administration, pas d'experts, etc.

Depuis 1789, nous ne sommes plus des sujets subissant leur propre histoire. Les révolutionnaires de 1789 ont associé le mécanisme de la représentation à l'idéologie de la souveraineté nationale, le peuple. Ce couple du citoyen et du représentant est toujours au fondement de notre système politique actuel. En tant qu’individu à égalité de droits, le citoyen est à la base de la République. Pour consacrer le citoyen, Robespierre et les jacobins ont instauré le suffrage universel direct, après l’insurrection populaire du 10 août 1792. Condorcet et Sieyès estimaient que « si tous les Français devaient cesser d’être des sujets pour devenir des citoyens, certains citoyens devaient être toutefois plus citoyens que d’autres ». C'est ce qui a fait dire à Coluche : « Les hommes naissent libres et égaux, mais certains sont plus egos que d'autres ». Est donc, aujourd'hui, un piège à cons toute élection qui pérennise une politique d'exclusion du peuple des centres de décision. 

Tout comme vous, je  suis le produit et l'acteur d'une Histoire, transcendée plus ou moins rationnellement. Si nos intérêts et nos désirs sont culturellement déterminés, aucune culture ne conditionne les êtres humains à se désintéresser de leur bien-être physique. La satisfaction des besoins fondamentaux, comme la nourriture, le logement ou la sécurité personnelle, sans oublier le temps libre pour aimer, réfléchir et créer, s'impose sur tous les continents et à toutes les époques, dans une commune aspiration à ne pas mourur de faim, de froid ou de désespoir.  Les droits de l'Homme sont donc indissociables de ceux du citoyen, car il est inconcevable d'exercer sa citoyenneté sans la garantie effective des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux. Le concept de « citoyenneté sociale » a été forgé par le sociologue Robert Castel pour rappeler combien l’exercice des droits civiques est déterminé par les conditions de vie et les positions sociales dans un monde, dont les plus «nantis » oublient qu’il nous est commun. Si les conquêtes sociales sont des conquêtes civiques, n'oublions jamais que les anarchistes ont été les premiers à mener les combats pour les acquis sociaux.

Aussi, la complexité du social est une constante historique, mon engagement militant repose sur l'affirmation qu'un homme en vaut un autre. Anarchiste, et refusant de parvenir, je réponds à la question : comment, à partir de soi, concourir à faire changer les choses dans un monde qui nous est commun ? 

2. Cette candidature se fait sans le soutien d’aucun parti, mais s’accompagne de la création d’un mouvement intitulé « Le Peuple président ». Quels sont les objectifs de cette candidature et de cette organisation ? Quelle est ta définition du mot peuple ?

Le peuple n'est pas un agrégat d'individus définis par un territoire. Historiquement, il est "lié" par un processus de domination, le pouvoir d’État (et ses appareils idéologiques), et de résistance à cette domination. Contrairement à un parti politique, le peuple ne peut donc pas être un élément de l'Etat, mais la "chose" (sujet réifié) sur laquelle cet Etat exerce son pouvoir souverain, son monopole de la violence légitime (pour Spinoza, "un Etat ne connaît d'autre valeur que sa sécutité"). Ne peut donc « se dire du peuple » qui veut, et surtout pas la « brune » du FN ! Ni d'ailleurs aucun autre candidat, issu d'une organisation ou réorganisation politique du "système". 

L'émergence du peuple, en tant que « nous » collectif, s'explique en grande partie par les turpitudes des élites du pays, qui la qualifie de populisme. Contre la résignation à laquelle nous confinent les partis politiques en 2017, nous avons eu l'idée d'un "Peuple Président" que nous pouvions réaliser collectivement. L'élite n'est pas la majorité et un peuple dont la seule fonction serait de déposer un bulletin dans une urne ne l'est plus : c'est une "masse" de monades (Leibniz).

Comme Nuit Debout, le Peuple Président participe de cette vague citoyenne qui cherche simplement des modalités d'action sur lesquelles elle aura collectivement une prise directe. Individuellement, nous refusons d'être une simple machine à voter. Nous sommes donc comparables à des "sans-papiers" qui refuseraient d'être politiquement régularisés. C'est ce qui fait consensus dans les mouvements citoyens, à l'inverse de la lassitude induite par les interminables feuilletons du combat des chefs de partis et du spectacle médiatique de leurs désunions.

Le Peuple Président est une façon de dire NON au reflux de la vague et NON à une femme ou un homme s'autoproclamant « candidat  naturel ». Ainsi, du fait de la situation particulière qu'est une élection présidentielle, ma candidature ne peut être comprise que comme une délégation, fondée sur une autorité de compétence (Bakounine).

3. Quel est le fonctionnement du mouvement « Le Peuple président », son financement ?

Pour parodier le « Manifeste du Parti communiste » (Marx, Engels), le Peuple Président n'est qu'une association de singularités dans laquelle le libre épanouissement de chacun est la condition du libre épanouissement de tous. L'engagement commence par une exigence de classe vis-à-vis de soi-même, une sorte de vigilance, puisque chacun est l'architecte et l'explorateur de sa liberté critique. Puis, la phase collective s'opère par sédimentation : chacune et chacun y vit à son rythme et selon ses besoins du « moment ». Seule l'action, élaborée collectivement, détermine l'organisation. Quand une situation réclame une compétence particulière, celle ou celui qui la possède en assume la responsabilité. Tout ce qui écrit est soumis à l'avis d'un premier cercle : ils sont treize, à majorité est féminine. Si une décision est requise, la proposition est soumise au Comité 2017 : ils sont 47, dont les âges s'étalent de 24 à 81 ans. Actuellement, j'assume seul le préfinancement de la campagne et il n'est pas question de solliciter de la thune auprès de plus « pauvre » que moi (2). 

4. Seuls trois candidats à ma connaissance (Poutou pour le NPA, Mélenchon et toi), ont le projet de mettre en place une constituante. Peux-tu nous en dire plus sur cette initiative ?

Depuis 15 ans, je milite pour une sixième constitution avec des élections à la proportionnelle et un mandat impératif. Seule la souveraineté du peuple détermine celle de la France. Aussi, aucune assemblée constituante ne peut se tenir sans le recensement des doléances du peuple (que d'autres appellent cahiers d'exigences). On ne peut donc installer une constituante avant les états généraux du peuple.  N'ayons pas peur d'assumer le populisme de 1792, car 'il est impossible de consolider la liberté politique et publique, en se passant de la référence à la Révolution française.

Toutefois, à l'issue de toutes nos rencontres locales, ce qui prime c'est un bol d'air frais, c'est-à-dire des mesures concrètes. Le peuple a bien d’autres soucis qu’une constituante : salaire décent pour reconstituer sa force de travail, école pour les enfants, logement, assurances contre les vicissitudes de l’existence, se divertir et de se cultiver. La constituante ne prévaut pas sur l’urgence des situations et la réduction des inégalités sociales, car elle ne les réglera pas ! Néanmoins, changer les règles est indispensable pour construire la maison du peuple et instaurer une confédération démocratique des territoires (une commune = une voix). Or, on n'érige pas les murs d’une nouvelle maison sans en apprécier les fondations. Aux termes de l'article 3 de la Constitution, la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Le Conseil constitutionnel limite donc les possibilités de révision, soit par l'article 89 (accord des chambres après celui du Gouvernement), soit par l'article 11 (voie référendaire). En conséquence, une révision totale ne peut être décidée qu'en recourant au référendum.

Bien que la prérogative de créer une Assemblée constituante appartienne au peuple, rien n'obligera juridiquement les représentants de ce même peuple à respecter sa volonté. La Ve République a institutionnalisé la subordination du législateur à l'exécutif et à une abstraction utile : une fois élu, un député tient son mandat de la Nation et il n'a pas à recevoir d'ordre ni d'instruction de ses électeurs (3) : c'est un mandataire sans mandat !  Impossible de ne pas rapeller que Rousseau, dans le Contrat social, assimilait la représentation à une usurpation de la volonté générale. Sans une nécessaire révocabilité des élus par le peuple, cette élection est le piège à cons par excellence : VOTE et tais-toi ! 

Pour en sortir, il est préférable de justifier cette réforme par celle du Code électoral, puisque le vote blanc, acte positif au sens du droit, est du même poids électoral qu'un vote nul ou l'abstention, juridiquement négatifs.

5. Poutou et Mélenchon affirment que s’ils sont élus, ils supprimeront la fonction présidentielle, quel est ton engagement sur cette question ?

Sans amorcer une déconstruction de l’État bureaucratique et militaire, tout comme de ses fonctions et finalités économiques, le seul impératif est de se méfier de soi-même, tant le pouvoir peut rendre « cinglé ». Pour Elysée Reclus, " Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti ". Il convient de préciser que, pour un anarchiste, une société sans État n’est pas une société sans droit. Un droit différent, émanation directe du peuple constituant, la structure, la fait fonctionner, assure sa pérennité. Poutou, Mélenchon ou Adam ne sont pas à l'abri d'une disjonction entre penser et agir. Ce que nous rappelle Octave Mirbeau : " J'aurai bien des luttes à soutenir contre un ennemi qui m'a toujours renversé : moi-même ". Il faut donc se garder des ambitions personnelles en instituant des contre-pouvoirs, comme le remplacement du Sénat par l'Assemblée citoyenne, que propose notre camarade Louis PERETZ (4). En la matière, la tentative émancipatrice de la Commune de Paris fait référence.  

6. Les médias considèrent les « petits candidats » comme faire valoir d’une démocratie qui porte bien mal son nom. Cela ne serait pas grave si l’opinion des journalistes, des militants et du peuple n’était pas façonnée par eux. Quelle est ta stratégie vis-à-vis de ce quatrième pouvoir capable par ex. de propulser un Macron ou un Hulot en tête de gondole, mais incapable de donner la parole et le pouvoir politique au peuple ?

Notre seul choix stratégique est de considérer la presse comme un qu'appareil idéologique d’État (AIE). Si l’État se fonde dans l’imaginaire des représentations communes (despote, arbitre, instrument, agent économique, etc), il s’exerce dans des institutions et des pratiques sociales. Ce qui a autorisé Marx à le définir comme étant le résultat de la lutte des classes. Il a construit cette théorie à partir d'une lecture critique de la philosophie du droit de Hegel, lui-même grand lecteur de Machiavel. Pour ce dernier, l’État est prédominant sur la société civile, en s'élevant au-dessus des forces en conflit, les classes sociales. À cette prédominance de l'Etat, Marx substitue le primat du monde réel, c'est-à-dire du monde économique. Pour lui, l'État trouve son origine dans sa propre structure. Il est l'aboutissement d'un processus déclenché par l'antagonisme économique des classes sociales, l'une subit dans l'oppression et la révolte celle de l'autre (le peuple). L'État n'est donc pas autre chose que l'instrument de cette domination. Si l’État se fonde dans l’imaginaire des représentations communes, il s’exerce dans des institutions et des pratiques sociales. La monarchie administrative a mis en avant l’importance cruciale d’une fiscalité régulière et consentie visant à financer la guerre économique qui devient permanente dans le cadre de la globalisation.


Or, pour Gramsci et Althusser, l'État ne se réduit pas à son appareil répressif (le Gouvernement, l'Administration, l'Armée, la Police, les Tribunaux, les Prisons, etc.), qui « fonctionne à la violence légitime » et dont la forme n'est pas seulement physique. Cette violence est également symbolique, car le peuple "doit croire" aux symboles du pouvoir (Drapeau, Marseillaise, "héros", etc) pour les accepter consciemment en tant que facteurs de domination d'un système de pensée précis : celui de l'Etat-nation. Pour les anarchistes, ces institutions, en tant qu'appareil idéologique d'Etat (AIE) ont pour missions fondamentales le contrôle social et la sauvegarde de  l’exploitation économique et les inégalités sociales. Ce pouvoir d’État s'appuie des institutions servantes de la « société civile» : les religions, l'éducation , la culture, les syndicats, les médias, etc.  La presse fonctionne essentiellement à l'idéologie, même si elle pratique la violence par l'autocensure. Pour simplifier et en recourant à l'anthropologie, l'État doit être « vu » comme la création d'un homme qui s'appuie sur ses fidèles serviteurs (dont les médias) pour s'assurer un pouvoir personnel.

Ces considérations expliquent mon refus de me prêter à ces pitreries médiatiques au cours desquelles la prestation d'un candidat n'est évaluée qu'à l'aune de son image et de son style, au détriment de ses propositions.

Bref, je n’ai aucune recette amaigrissante au quinoa à vendre !

7. Tu sembles en bon connaisseur des institutions, faire une large part à la démolition de niches antidémocratiques (suppression de l’ENA, de Polytechnique, de Science Po, du Sénat, etc.), mais sur le plan social quelle stratégie est-elle imaginée afin de donner au peuple du pouvoir sur la vie politique et sur sa vie quotidienne tout court ?

L’état de fait de la situation sociale est accablant pour notre État de droit. Comment entrer dans le monde enchanté des prix et des revenus avec pour seul passeport celui d’être salarié et pauvre, ou retraité et nécessiteux ? Malgré l’abolition de la vénalité des charges du 4 août 1789, les privilèges de l’hérédité existent toujours. Ils ont permis aux "élites" prédatrices de construire, politiquement, une forteresse d’inégalités pour se protéger les classes moyennes. Il faut partir de cette occultation, et non du monde des idées, pour renforcer et développer le pouvoir du peuple là où il réside : dans des territoires concrets et des activités associatives que nous aimons investir et défendre. C’est le seul endroit où notre présence au monde a encore un poids, conscient de lui-même, car politiquement partagé. 

D'où mon éloge de la proximité, ne serait-ce que pour corriger le centralisme hérité des jacobins qui n’a pu construire l’Etat-nation qu’en détruisant les terroirs (donc les patois) et les particularismes régionaux tout en réduisant les traditions locales en un simple spectacle floklorique. 

8. Selon les mauvais augures de la presse et des sondages, le second tour de l’élection présidentielle opposera 2 candidats de droite voire d’extrême droite qui représenteront au total moins de 40 % des inscrits. Penses-tu que les abstentionnistes auront les moyens de peser sur la vie politique ou bien comme Coluche que si le vote pouvait changer quelque chose, il serait interdit ?

Les résultats obtenus par les différents candidats sont directement corrélés au temps de parole et aux commentaires journalistiques dont ils bénéficient dans les médias. De plus, l'élection présidentielle favorise le bipartisme et la personnalisation du débat public. En conséquence, la compétition en vue du second tour oriente la présentation du premier. On le constate tous les jours, puisque les médias se comportent en médias du second tour, instituts de sondage aidant.

C'est également la conséquence du suffrage majoritaire à deux tours. Son principe de fonctionnement anti-démocratique est immuable :

- les médias "trient" les candidats potentiels, en éliminant ceux qu'ils considèrent inconstitutionnellement comme "petits". S'ils en retiennent un ou deux, ils doivent être dans le système ;

-  aidés par les sondages-publicitaires quelques élites de 500 élus choisissent leur candidat respectif. L'avis des citoyens n'est surtout pas sollicité, puisque cette élite les représente ;

- les médias et les partis politiques désignent "l'un des leurs" qui servira d'épouvantail, mais ne sera pas "financièrement" sacrifié (grâce à l'election législative qui suit, il reservira). 

 Alors que la sincérité du scrutin est un principe constitutionnel, cette élection à deux tours encourage le vote utile et l'abstention, au détriment du vote blanc. Comme ce dernier n'est pas reconnu, l’élection n'est pas l’exact reflet de la volonté exprimée par la majorité du corps électoral. Ce constat signe l'urgence d'une réforme du Code électoral.

9. L’absence de gouvernement ou de pouvoir (on l’a vu en Belgique en 2010-2011 n’a que peu d’incidence pratique dans la vie quotidienne. Est-il raisonnable de continuer à entretenir des institutions coûteuses censées nous représenter plutôt que de laisser s’épanouir d’autres formes de vie politiques locales qui privilégient, l’engagement, l’autonomie, l’autogestion, le consensus, l’entraide, etc. ?

Le capitalisme survit quand les conditions de l'extorsion de la plus-value sont préservées pour la seule accumulation du profit. Lui non plus n'a pas souffert de cette absence de gouvernement en Belgique, confirmant ce qu'affirmait Proudhon dans ses Carnets de Prison, en date du 2 avril 1854, " le gouvernement est chose subalterne, la chose capitale n’est pas l’ordre dans l’Etat, mais l’ordre dans les intérêts". Toutefois, le Belge est sujet quand le Français est citoyen. C'est la preuve que, même avec un singe comme roi, les appareils idéologiques de l’État et son pouvoir répressif peuvent mener la danse de l'Argent, en imposant leur tempo. 

 10. Quels sont les arguments et les soutiens du « Peuple président » pour sortir d’une crise politique qui pourrait durer éternellement et pour convaincre les citoyens de mordre la vie (politique) à pleines dents ?

Le néolibéralisme sévit depuis près de 40 ans. Il s'exprime par une mise en concurrence des populations, une casse sociale généralisée, des délocalisations de « savoir-faire » et un nivellement par le bas des salaires et des standards sociaux. La mise à sac des droits du peuple a été gérée par des « partis de gouvernement », à « droite » comme à « gauche ». Ainsi, la casse actuelle du Code du travail au bénéfice d'une « flexisécurité », fut initiée par les accords de Barcelone du Conseil européen de mars 2002, signés par un gouvernement de « gauche plurielle. Cette décadence du politique se traduit par une pauvreté et une précarité féminines croissantes, plus d'un million de jeunes qui ne sont ni dans l’éducation, ni dans l’emploi, ni en formation ; le paysan qui n'est que souffrance quand le chômeur s'enferme dans la circularité de ses problèmes quotidiens. C'est maintenant une évidence que la vie en société détermine notre vécu : le stress, l’anxiété et la dépression  transforment les inégalités sociales en inégalités de santé (5). Pour tous les « handicapés » de la citoyenneté, comme celle ou celui qui vit réellement dans un corps brisé par le handicap, le présent se vit en cauchemar et l'avenir n'est qu'un rêve !

Contre la logique de la productivité et  ses conséquences sur nos institutions et notre économie, la raison nous commande de ne plus sacraliser le chiffre et le rendement, mais de raisonner en termes de besoin et de dignité. Aux rapports d’autorité, nous préférons ceux basés sur le respect et l’entraide. Ce renversement des normes (l'être humain est la priorité) est le seul de nature à subordonner la concurrence du « marché » et le financement public à des objectifs sociaux. La santé, l’éducation et l’environnement alimentaire, y compris l'eau, seront ainsi la main gauche de l’État social. .

Au niveau de la Communauté européenne, il est illusoire d’en invoquer la sortie par un retour à la souveraineté nationale (Frexit) ou de menacer la Commission d’un plan B si …. tatati et tatata. Pour le Peuple Président, si l’orientation de la politique économique dans la zone euro ne peut être que sociale, donc uniquement au seul service de l’être humain, il convient  de condamner la remise en cause progressive d’une économie mixte où le volontarisme public joue un rôle important. Contre les idéologues des « institutions européennes », nous affirmons que le peuple a les moyens légaux de financer immédiatement, en référence au droit international, sa politique de la main gauche.
 Quelle dette ?

Affirmer la priorité de l'être humain, c'est élargir les horizons du possible en une indispensable utopie, tout en s’inscrivant dans un avenir qui pourrait être différent et un présent partageable. Notre projet doit être ouvert, avec pour horizon l'écologie sociale et le municipalisme libertaire.

Mais pour cela, il faut que le peuple soit président et se débarrasse des politicards, des nuisibles et des parasites... et du suffrage universel direct qui structure la monarchie républicaine. En effet, qui prétend réformer le système ou améliorer les conditions de vie du peuple par la voie électorale, doit remporter les élections ! A défaut, c'est à la rue de parler.


1. Ma candidature a été déposée en novembre 2014 auprès du Conseil constitutionnel, suite aux élections municipales du printemps 2014.

2. Le financement de cette campagne et les revenus de Daniel Adam peuvent être consultés sur le site du Peuple président : http://www.le-peuple-president.fr

3. C’est ainsi que le député « socialiste » Christophe Castaner a défendu en juillet 2014 à l’Assemblée nationale une loi d’amnistie empêchant les communes de se retourner en justice contre la banque Dexia et ses emprunts toxiques dont les intérêts dépassent parfois 20%. Cette loi de validation des emprunts toxiques, en collusion avec le monde bancaire, coûte des milliards d'euros aux acteurs publics locaux (collectivités, hôpitaux, etc.)

4. http://www.citoyenreferent.fr

5 - «  L'égalité c'est la santé », par Richard WILKINSON, Demopolis 

Publication, avant mise à jour

Pétition change.org : Interdisons l’abattage des vaches gestantes !Pétition

10 mars 2017 — Contre la logique de la productivité et ses conséquences sur nos institutions et notre économie, la raison nous commande de ne plus sacraliser le chiffre et le rendement, mais de raisonner en termes de besoin et de dignité.

L’Homme a des droits inaliénables parce qu’il est humain. Mais, comme il pense, cet humain ne se contente pas d’habiter son milieu, il en est individuellement et collectivement responsable : de la nature comme des animaux (transcendance kantienne).


La condition animale mérite un secrétariat d'Etat (prévu dans notre gouvernement provisoire) car sa différence avec l'espèce humaine n'est qu'une question de degré émotionnel. Tous deux vivant dans une même nature, l'homme doit donc assumer ses obligations morales. L'animal ne lui doit rien.

Notre dignité passe donc par le respect des espèces qui concourent à notre propre survie alimentaire. NON à l'abattage des vaches gestantes !

NE TOUCHEZ PAS A LA LOI LITTORAL ! Loi littoral

10 mars 2017 — L’Homme a des droits inaliénables parce qu’il est humain. Mais, comme il pense, cet humain ne se contente pas d’habiter son milieu, il en est individuellement et collectivement responsable : de la nature comme des animaux (transcendance kantienne).

La remise en cause, même partielle, de la loi littoral participe d'un dilemme politique et écologique. : l’extinction finale vers laquelle nous entraîne la perpétuation de la société industrielle est devenue en très peu d’années notre avenir officiel.

Parce qu'elle est une loi, les injonctions qu'elle contient s’adressent en fait aux dirigeants d'un Etat "marchand", combien même l'exigence économique a des raisons que la morale déplore !

Pour un libertaire, l'écologie est l'affirmation de l'intérêt local qui reprendra ses droits du fait de la dilution du national par la globalisation. Aussi, pour celle loi littoral, je ne réagis qu'en termes d'écosystèmes locaux, pour en demander la constitutionnalisant, afin d'obtenir un point juridique de non- retour.

POUR LA SECURITE SOCIALE  Pour la Sécurité sociale

10 mars 2017 — Le désengagement progressif de l’assurance maladie obligatoire dans le financement des soins courants frappe durement le peuple, plus particulièrement les personnes démunies. Ainsi, l’augmentation du reste à charge constitue une barrière financière qui empêche l’égal accès de tous aux soins. Les populations les plus précaires ne peuvent se soigner qu'au travers des urgences de l'hôpital public !

Or, la Sécu a été créée avec la grande ambition d'instaurer la solidarité pour permettre à chacun de se soigner. En 1995, cette solidarité prit une drôle de direction avec la création, par Juppé, de la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades). En effet, depuis ce sont les générations à venir qui sont obligées d'être solidaires dans le futur de nos "excessives" dépenses actuelles.
A la création de cette Caisse, la dette à rembourser (grâce à la CRDS et à une partie de la CSG) se montait à 35 milliards d'euros. En 2015, on en était à 127 milliards. La Sécu a accumulé un déficit de trésorerie de 32,5 milliards.

La santé est un droit de l'Homme, non une marchandise. Ce droit fondamental est consacré en droit interne par l'article L.1110-1 du code de la santé publique : " Le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en oeuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne. "Le droit constitutionnel français proclame également ce droit de façon très explicite : " La Nation (...) garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs." La France reconnaît donc à toute personne le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mental qu’elle soit capable d’atteindre, ainsi que son droit à la sécurité sociale, dont les assurances sociales.

Le financement de la Sécurité sociale sera élargi à toute la valeur ajoutée produite, dont les revenus des secteurs financiers, de l'énergie ou encore des industries pétrolières. Le principe du régime local de l'Alsace et de la Moselle sera adopté pour toute la France, en écartant les mutuelles des remboursements complémentaires.

Le conventionnement des médecins libéraux sera bloqué.

Concernant l'industrie pharmaceutique. Le problème de cette industrie se trouve dans la nature de notre système économique, qui n'a aucune moralité. Tant que les médicaments seront source de profit, le vieil antagonisme entre valeur d'usage et valeur d'échange demeurera. Et continuera à échapper au contrôle de la société dans son ensemble, ainsi qu'à celui des premiers concernés : les malades, c'est-à-dire le peuple. Nous utiliserons la procédure de la "licence d'office" (Code de la propriété intellectuelle) chaque fois que l'intérêt de la santé publique l'exigera, dès lors que les médicaments brevetés seront anormalement élevés, comme actuellement dans le traitement du cancer et de l'hépatite C.

Enfin, Le financement de la Sécurité sociale sera élargi à toute la valeur ajoutée produite, dont les revenus des secteurs financiers, de l'énergie ou encore des industries pétrolières. Le principe du régime local de l'Alsace et de la Moselle sera adopté pour toute la France, en écartant les mutuelles des remboursements complémentaires.

Pour que les votes blancs soient pris en compte dans les suffrages exprimés Vote blanc

10 mars 2017 — Voici ma proposition 12 : Lors d'une élection, les votes blancs seront intégrés dans le décompte des suffrages exprimés. Actuellement, le vote blanc, acte positif au sens du droit, est du même poids électoral qu'un vote nul ou l'abstention, juridiquement négatifs !

J'invoque cette modification du Code électoral comme "la plus valable juridiquement" pour justifier une nouvelle Constituante.

Bien que la prérogative de créer une Assemblée constituante appartienne au peuple, rien n'obligera juridiquement les représentants de ce même peuple à respecter sa volonté. La Ve République a institutionnalisé la subordination du législateur à l'exécutif et à une abstraction utile : une fois élu, un député tient son mandat de la Nation et il n'a pas à recevoir d'ordre ni d'instruction de ses électeurs (3) : c'est un mandataire sans mandat ! Impossible de ne pas rappeller que Rousseau, dans le Contrat social, assimilait la représentation à une usurpation de la volonté générale. Sans une nécessaire révocabilité des élus par le peuple, cette élection est le piège à cons par excellence : VOTE et tais-toi !

Les résultats obtenus par les différents candidats sont directement corrélés au temps de parole et aux commentaires journalistiques dont ils bénéficient dans les médias. De plus, l'élection présidentielle favorise le bipartisme et la personnalisation du débat public. En conséquence, la compétition en vue du second tour oriente la présentation du premier. On le constate tous les jours, puisque les médias se comportent en médias du second tour, instituts de sondage aidant.

LE principe de fonctionnement anti-démocratique du suffrage majoritaire à deux trours est immuable :

- les médias "trient" les candidats potentiels, en éliminant ceux qu'ils considèrent inconstitutionnellement comme "petits". S'ils en retiennent un ou deux, ils doivent être dans le système ;

- aidés par les sondages-publicitaires quelques élites de 500 élus choisissent leur candidat respectif. L'avis des citoyens n'est surtout pas sollicité, puisque cette élite les représente ;

- les médias et les partis politiques désignent "l'un des leurs" qui servira d'épouvantail, mais ne sera pas "financièrement" sacrifié (grâce à l'election législative qui suit, il reservira).

Alors que la sincérité du scrutin est un principe constitutionnel, cette élection à deux tours encourage le vote utile et l'abstention, au détriment du vote blanc. Comme ce dernier n'est pas reconnu, l’élection n'est pas l’exact reflet de la volonté exprimée par la majorité du corps électoral. Ce constat signe l'URGENCE d'une réforme du Code électoral, par la reconnaissance entière du vote blanc.

Pour protéger nos enfants : traitez en Bio et hors présence enfants les zones agricoles situées le long des écoles ! Traitemen en bio

11 mars 2017 — Qu’elle soit considérée sous l’angle de l l’empoisonnement ou de la stérilisation du milieu, la réalité du désastre en cours est désormais détaillée en permanence non par les propagandes étatiques et médiatiques, mais par se simples citoyens. Cette pétition est une affirmation libertaire : l'écologie sociale est l'affirmation de l'intérêt local. L'écologie sociale n’est que l'affirmation de l'intérêt local. Il est tout de même symptomatique que ce sont les riverains et les ouvriers agricoles qui prônent une viticulture sans pesticide.

Si la fertilisation azotée des sols a permis d’augmenter la productivité des vignobles, elle a également favorisé, par la richesse du sol, le développement des mauvaises herbes et l’usage accru d’herbicides. D’où le recours aux produits phytosanitaires, dont certains sont des perturbateurs endocriniens, pouvant être associés à des produits cancérigènes.

La question n’est pas plus mettre en adéquation une production économiquement viable et écologiquement responsable, mais plutôt d’évaluer le coût humain dans un contexte de travail contraint.

Dans l’urgence, et connaissant la toxicité résiduelle des pesticides, il est impératif de produire bio dans un certain périmètre autour des habitations, et donc des écoles.

La réduction des intrants phytosanitaires repose sur les techniques de prévisions épidémiques et le développement de stratégies de lutte comme le projet Optidose : une dose de produit phytosanitaire adaptée à la pression parasitaire, au développement de la plante et à la performance du pulvérisateur. Actuellement, la réduction de 50 % des pesticides n’est atteinte que sur les sites expérimentaux !

Pesticides : Son coût estimé en Europe est de 120 milliards d’euros par an et « il est difficile d’estimer le coût en Europe des conséquences de santé des pesticides, via leurs mécanismes de perturbation endocrinienne », ajoute le HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique). « Stratégie nationale de santé  : la réduction de l’exposition aux polluants au cœur des priorités », Actu Environnement, 19 septembre 2017

Pédophilie/Délai de prescription : donnons le temps aux victimes d'obtenir justice ! Pédophilie - Délai de precription

10 mars 2017 — Je me souviens d'une époque, pas très ancienne, où chaque citoyenne et citoyen avait l'injonction médiatique de choisir son camp : pour la présomption d'innocence des pédophiles ou la préservation de l'innocence des enfants. Même si le débat était biaisé, car évidemment on ne pouvait qu'être pour les deux à la fois, ce questionnement avait eu le mérite de saisir la fin du silence complaisant sur la pédophilie. Un tabou avait volé en éclats ainsi qu'une impunité séculaire. Cette pétition demande-t-elle le doublement du délai de prescription ou sa suppression ?


L’Assemblée nationale devait adopter en janvier dernier une proposition de loi prévoyant de doubler les délais de prescription. Ils devaient passer de dix à vingt ans pour les crimes et de trois à six ans pour les délits. Je milite depuis 2004 pour que le délai de prescription pénale soit porté à 40 ans pour les viols sur mineurs à compter de la majorité de la victime. Mon raisonnement repose sur l’adoption de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. En la reconnaissant, la France admet juridiquement que cette Convention est situées au-dessus de la loi nationale. Personnellement, je considère que son application doit impérativement reconnaître, dans tous ses textes juridiques, que l'enfant n'est plus «objet de droits» , mais «sujet de droits».


Ce doublement à 40 ans sera -il suffisant pour préserver l'intégrité psychique des enfants dont on aura volé l'innocence ? Je ne le crois pas.


Retour sur Outreau, produit par une longue chaîne d'incompétences, d'ambitions te de mépris : ni le juge Burgaud, ni le procureur Lesigne, ni aucun autre magistrat n'ont jamais été sanctionnés pour leur rôle éminent dans le plus beau désastre judiciaire de ces dernières décennies. Après l'enquête de l'Inspection Générale des Service Judiciaires, aucune faute individuelle "pouvant recevoir une qualification disciplinaire", n'a pu être imputée à l'un ou l'autre de ces magistrats ! Pour les enfants, victimes, les effets pervers du jugement sont bien réels dans leurs conséquences. Ils ont produit inconsciemment de l'ignominie, tout en y croyant (concept de la prédiction créatrice). Les victimes seraient donc coupables ! 

Vous comprendrez qu'outre le doublement de la prescription pénale, en matière de viol sur mineur à compter à compter la majorité de la victime, c'est la justice qu'il convient également de réformer.

Pour que les bons comptes fassent les bons élus  Bons comptes = bons élus

10 mars 2017 — La Ve République a institutionnalisé la subordination du législateur à l'exécutif et à une abstraction utile : une fois élu, un député tient son mandat de la Nation et il n'a pas à recevoir d'ordre ni d'instruction de ses électeurs : c'est un mandataire sans mandat !

De plus, malgré l’abolition de la vénalité des charges du 4 août 1789, les privilèges de l’hérédité existent toujours. Ils ont permis aux "élites" prédatrices de construire, politiquement, une forteresse d’inégalités pour se protéger des classes moyennes.

Ces élites servent en se servant et sont dans l'incapacité morale de percevoir à quel point leur situation pose non pas un problème de légalité mais un problème d’éthique politique et par là-même de légitimité. Ce qui en dit en dit long sur l’état de délabrement intellectuel et moral des "politiques".

Il faut partir de cette occultation, et non du monde des idées, pour renforcer et développer le pouvoir du peuple par la transparence totale de ceux qui prétendent en être issus, autant biographiques (conflits d'intérêt) que de revenus (indemnités).

J'adhère d'autant plu pleinement à cette pétition qu' candidat à l'élection présidentielle doit être « de dignité morale », en respect de la loi organique du 6 novembre 1962 modifiée le 5 avril 2006.

Suppression du 49.3 dans la constitution française  Suppression du 49-3

10 mars 2017 — Constitutionnellement, l'assemblée nationale est le législatif, et le gouvernement l'exécutif. Le 49-3 a été introduit en pervertissant encore plus la Ve République, du fait de la subordination du législateur à l'exécutif. La suppression du 49-3 réclame réclame d'autant plus son corollaire, des élections à la proportionnelle, que la loi constitutionnelle a été modifiée en 2008, au détriment des représentants "supposés" du peuple : l'assemblée nationale.h.

Revalorisation de l'Allocation Adulte Handicapé

10 mars 2017 — Je milite pour une allocation de base universelle, associé à une couverture maladie de base (financée par le budget de l’État et non par les mutuelles ou le travail), pour tous les jeunes dès leur majorité et jusqu'à leur premier emploi, qu'ils suivent des études ou recherchent une qualification professionnelle ainsi que pour toute personne en situation de handicap. Le montant de cette allocation de base doit leur garantir un toit, tout en supprimant leur APL (Aide Personnalisée au Logement) et servira d'expérimentation pour une éventuelle application à tous, sous un seuil de conditions de ressources (afin de corriger partiellement les inégalités de situations).

Je précise également que la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) sera supprimée, tout comme l'APA, pour être intégrée dans une prestation unique : la Prestation d'Autonomie.

Le montant de l'allocation de base universelle sera définie par l'Observatoire National de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale et l'Observatoire des inégalités. Nous avons fixé le seuil de pauvreté à 60% du niveau de vie median, soit 1012 euros, contre 832 actuellement.

Je soutiens les soignants car leur quotidien n'est pas une fiction #SoigneEtTaisToi Soutien aus soignants hospitaliers

0 mars 2017 — La santé est un droit de l'Homme, non une marchandise. Ce droit fondamental est consacré en droit interne par l'article L.1110-1 du code de la santé publique : " Le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en oeuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne. "Le droit constitutionnel français proclame également ce droit de façon très explicite : " La Nation (...) garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs." La France reconnaît donc à toute personne le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mental qu’elle soit capable d’atteindre, ainsi que son droit à la sécurité sociale, dont les assurances sociales.

L'Etat a donc l'obligation positive de garantir l'effectivité des droits de l'Homme. Une obligation positive signifie qu'il appartient à l'Etat, non pas de réduire les droits pour des motifs économiques, mais de trouver les ressources financières pour garantir les moyens nécessaires à l'effectivité des droits garantis.

Le droit à la santé pour tous exige la mise en œuvre d’une réelle politique de santé publique et des mesures concrètes, positives, afin de réintégrer les plus exclus dans le parcours de soins global et de garantir un accès à des soins de même qualité pour un état de santé comparable.

Au nom d’une soi-disant “rationalisation des coûts", les logiques organisationnelles aujourd’hui à l’œuvre au sein des hôpitaux, contribuent à aggraver l’exploitation des corps et à dégrader de manière profonde la santé des "hospitaliers". Or, la Santé, et donc celle de nos équipes soignantes, n'a pas de prix.

Puisque la santé n'est pas une marchandise, il est impératif de redéfinir une carte hospitalière, planifiant le secteur libéral et respectant l'égalité territoriale.

La réforme la plus facile est celle de la tarification hospitalière. En considérant la santé comme un droit de l'Homme, dans la situation actuelle nous devons impérativement combiner trois modes de financement : la T2A, le prix de journée (par exemple dans le soin palliatif) et la dotation globale ( adaptée au traitement des maladies chroniques comme le diabète).

Le financement de la Sécurité sociale sera élargi à toute la valeur ajoutée produite, dont les revenus des secteurs financiers, de l'énergie ou encore des industries pétrolières. Le principe du régime local de l'Alsace et de la Moselle sera adopté pour toute la France, en écartant les mutuelles des remboursements complémentaires.

Fin du numerus clausus dans l'enseignement médical et dentaire. Cette sélection quantitative pérennise la désertification de nos campagnes, contraignant les enfants des plus pauvres à étudier en Roumanie, en Belgique ou en Espagne. Par défaut, les hôpitaux publics font appel aux médecins étrangers. Les études médicales seront réorientées pour former des CLINICIENS et non de simples prescripteurs.

Suppression du secteur privé à l'hôpital public, qui sera redéfini à partir de la « demande locale ».

Une Maison de Retraite ne peut qu'avoir une finalité de service public, en répondant à la demande des services qui lui est adressée.

Engagez-vous en faveur de l'aide active à mourir  Mourir dans la dignité

10 mars 2017 — Selon mon habitude, je m'appuie sur des exemples précis pour justifier ma proposition de constitutionnaliser le "droit de mourir dans la dignité", afin qu'il garantisse un accès réel aux soins palliatifs, et donc le développement de ces derniers. Les opposer c' est adopter des idéologies très partisanes.

Dans l’affaire Vincent HUMBERT, le procureur de Boulogne-sur-Mer avait requis un non-lieu au bénéfice de Marie HUMBERT et du docteur CHAUSSOY, en faisant prévaloir « l’aspect moral de l’infraction » sur « l’élément matériel et légal ». Par contre étaient poursuivies le docteur Laurence TRAMOIS et l’infirmière Chantal CHANEL qui avaient, par compassion, aidé à mourir à sa demande Paulette DRUAIS), pour lesquels le le parquet a requis les assises.

Peut-on accepter des jurisprudences aléatoires dans le pays des droits de l’homme qui prône l’égalité de tous devant la loi ?

Il incombe aujourd’hui à la société de dire au législateur comment elle entend relever, dans le respect des droits de l’Homme, le défi éthique de la tension entre la nécessité de voir la vie protégée par l’Etat et la volonté de l’individu d’en disposer librement.

Ce sujet est sensible et difficile, parce qu’il relève tout à la fois de la conviction privée mais aussi de l’éthique médicale pour la prise en charge de ce temps qui n’est pas encore la mort, mais également plus tout à fait la vie. La dialectique de cette situation est terrible : droit à une vie digne jusqu’à la mort, droit de mourir dans la dignité.

Comme il conjugue l'ultime avec l'intime, je ne propose pas un référendum mais la reconnaissance droit-liberté.

Engagez-vous à créer un financement dédié à la recherche sur les cancers pédiatriques Recherche fondamentale pour les cancers pédriatriques

12 mars 2017 — A votre injonction, « car personne n'est à l'abri du cancer. Et si demain, c'était le vôtre ? », je réponds en philosophe, en adoptant une pensée du complexe, c’est-à-dire en dépassant le réductionnisme et l’holisme. Cette pensée devrait être le propre de tout discours social en politique.

Nous avons au moins trois sources pour expliquer un cancer : l'environnement, le virus et le gêne. Ces trois facteurs (ou faits générateurs) provoquent un prolifération anarchique des cellules cancéreuses, par mutation génétique. C'est dans ce cadre que nous définissons la recherche fondamentale qui axée sur la biologie du cancer.

Cette recherche "photographie" à un moment donné l'évolution métastasique des tumeurs cancéreuses. La seule certitude actuelle, qu'un cancer soit provoqué par un gène, un virus ou l'environnement, et que "tout se passe" au niveau du métabolisme cellulaire et donc en différenciant "petites cellules" et "grosses cellules". Les premières métastasent très rapidement, pas les secondes. Une cellule saine brûle son carburant (le glucose) avec de l'oxygène pour produire de l'énergie électrique. Une cellule cancéreuse se comporte comme si elle était privée d'oxygène : elle FERMENTE parce qu'elle ne brûle pas (pour raison environnementale, génétique ou virale) tout le sucre qu'elle capte. La centrale au sein d'une cellule qui est chargée de brûler le glucose est la mitochondrie. Dans le cancer, cette mitochondrie dysfonctionne ou disparaît.

Depuis 2015, le Plan cancer 2014-2019 comporte un financement spécifique en soutenant le programme de l'International Cancer Genome Consortium (ICGC), plus particulièrement le séquençage complet du génome de trois tumeurs pédiatriques (Rétinoblastome et sarcome d’Ewing, leiomyosarcomes ). Le séquençage de tumeurs cérébrales est pris en charge par l’ Allemagne et le Canada.

En 2014, je me suis opposé à la fermeture de l'unité d'oncologie pédiatrique de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), uniquement sur le fait que les traitements y étaient individualisés par rapport aux protocoles standardisés du plan Cancer. J’ai une compréhension « totale » de la médecine, parce que l’être humain malade, qu’il soit enfant ou adulte, est toujours atteint dans la totalité de son vécu pathologique. Aussi, nos médecins doivent être formés prioritairement à la clinique et non plus à la simples prescription déductive.

Il n’existe pas d’examen clinique, c’est-à-dire initial, différentiel et évolutif, sans l’obligatoire recherche qui doit lui être associé. Dans le cas des cancers , la recherche est autant clinique que fondamentale, translationnelle ou encore relevant des sciences humaines et sociales, de l'épidémiologie et de la santé publique (SHS-E-SP). Un fonds spécial ne doit donc pas se créer uniquement pour la recherche fondamentale.

Je vais argumenter cette position par la recherche sur l’hypothèse métabolique, qui date de 1920, et qui est autant clinique que métabolique. Elle est actuellement reprise par Laurent Schwartz, cancérologue à l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris. Il s’agit d’affamer les cellules, par un régime alimentaire contraignant, en les privant de sucres et de féculents, donc en absorbant beaucoup de produits gras et quelques protéines. Comme la fermentation provoque une acidification et donc une augmentation du pH intracellulaire, le "régime métabolique" va normaliser ce dernier. Mais, il ne peut intervenir qu'en conjonction d'une chimiothérapie !

Mais sans oublier, son corollaire financier que représente l’industrie pharmaceutitque. dont le problème se trouve dans la nature de notre système économique, qui n'a aucune moralité. Tant que les médicaments seront source de profit, le vieil antagonisme entre valeur d'usage et valeur d'échange demeurera. Et continuera à échapper au contrôle de la société dans son ensemble, ainsi qu'à celui des premiers concernés : les malades, c'est-à-dire le peuple. Nous utiliserons la procédure de la "licence d'office" (Code de la propriété intellectuelle) chaque fois que l'intérêt de la santé publique l'exigera, dès lors que les médicaments brevetés seront anormalement élevés, comme actuellement dans certains traitements du cancer. Alors oui, nous pourrons financer toutes les recherches, après une stricte évaluation des besoins, car la santé n’a pas de prix, combien même les néolibéraux affirment qu’elle a un coût.

Retour donc à la case départ pour réécrire le plan Cancer, car il est l'affaire de tous, et non pas celle des seuls chercheurs.

Pour une politique climatique responsable Politique climatique responsable

10 mars 2017 — Nous dégradons la nature, dont la biodiversité est l'un de ses visages, sans lui laisser la possibilité de se régénérer. Pour un libertaire, le concept d’écologie sociale nous invite à la prise de conscience individuelle afin de passer à l'acte collectif pour nous extraire de cette démence du capital-serving. Dans cette dénonciation de l'accumulation capitaliste, je suis à l'opposé des fondamentalistes de l'écologie que sont les aménageurs de la mondialisation par le développement durable !

Je militais déjà pour « sortir du nucléaire » quand d’autres, qui ont retourné leur veste électorale depuis, vantaient seulement la seule sauvergarde des emplois du réseau. Ils découvrent aujourd’hui le scénario Negawatt 2017-2050, à savoir ce que demande cette pétition : le “100 % renouvelables” dès 2050. La question est donc de connaître le prix social (ou plutôt humain) des énergies renouvelables, car certaines sont aussi productivistes que le nucléaire et rien ne garantit que la forme industrielle de production d’énergie soit biologiquement adaptée à l’être humain. Le meilleur exemple en est donné par l’éolien industriel dans le paysage du Lévezou, dans l’Aveyron. Pour Nicolas Hulot, adepte du juste milieu, 1 euro d’économie d’énergie est l’équivalent de 25 euros investi dans l’éolien !

Parce que l’espèce humaine est soumise à la même loi de précarité et de caducité que les autres espèces, le « 100 % renouvelables dès 2050 » est l’horizon d’un possible pour lequel je vote de la main gauche.

Toutefois, l’écologie industrielle, quelque soit le nom dont on l’affuble, ne permettra pas de refondre toute l’industrie de manière à ce que le recyclage massif lui permette de fonctionner en cycle quasi-fermé à l’instar des éco-systèmes naturels. Les nouveaux éco-convertis sont souvent les prophètes de l’ambiguïté politique.

Il est impossible de bâtir un monde "plus propre", sans partir des atouts disponibles localement. De nos éco-systèmes respectifs, nous devons adopté les circuits courts pour l’énergie, avec des coopératives d’énergie renouvelable de proximité, et des logements économiques, avec des matériaux locaux.

L'écologie sociale n’est que l'affirmation de l'intérêt local.

"En intégrant le raffinage (dont le processus est plus intense pour le diesel), la production du véhicule lui-même et le recours accru aux biocarburants (qui entraîne des changements d’usage des sols), un véhicule diesel émet au total 42,65 tonnes de CO2, contre 39 t/CO2 pour un véhicule essence." « Le diesel, meilleur pour le climat ? Une idée fausse », Journal de l’Environnement, 19 septembre 2017

Rétablissons le pluralisme des opinions dans l'audiovisuel public ! Audiovisuel public

10 mars 2017 — Ma première proposition est le : Droit à l'information.
L'ordre médiatique dominant est celui du parti pris. Cette industrie de la propagande se caractérise par son défaut du pluralisme, un encadrement du débat politique, une emprise des sondages (et des instituts qui en font le commerce) et son implication dans la contre-révolution néolibérale. L'information est un bien public. Le droit d'être informé suppose celui de pouvoir informer des journalistes. Création d'un service public, dont le contrôle sera assuré par un Conseil National Indépendant des Médias.